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ARTICLES ET MÉDIAS

Gérer les confrontations : La règle du 48 heures

16 juin 2014| Jessica Joyal

L’intelligence émotionnelle, au service de la communication… Un vaste programme ! Cette expression laisse un peu perplexe mais, en fait, elle exprime quelque chose de très simple. L’intelligence émotionnelle consiste en l’utilisation intelligente de nos émotions.

 

confrontations.pngAu lieu de nous laisser envahir et détruire par elles, nous les utilisons de façon positive et nous apprenons à les maîtriser. Cela nous permet alors de communiquer de façon pertinente et efficace avec notre entourage.

 

Prenons l’exemple de la colère. Oui, oui, cette émotion que nous connaissons tous régulièrement, voire pour certains quotidiennement ! Notre patron ne reconnaît pas notre travail, notre collègue nous semble incompétent ou trop lent, notre client s’énerve au téléphone, notre supérieur direct nous accuse d’une faute que nous n’avons pas commise etc. Bref, vous savez de quoi je parle ! Autant de situations qui peuvent déclencher notre colère et créer des « mini-drames » facilement évitables. Une des règles d’or de l’intelligence émotionnelle sera d’éviter de communiquer sous l’effet de l’émotion, en l’occurrence de la colère.

 

Reprenons l’exemple si pertinent du petit garçon qui était très agressif (tiré d’un texte sur la maîtrise de soi, d’un auteur inconnu). À chaque fois qu’il s’énervait, son père lui faisait planter des clous sur une barrière, au fond du jardin. Il apprit à se maîtriser et, à chaque victoire, son père lui faisait enlever un clou. Un jour, très fier, le petit garçon vint montrer à son père la barrière : il n’y avait plus un seul clou. Son père de répondre : « oui, c’est vrai mais les clous ont laissé des traces. ». Tu peux t’excuser plein de fois, cela n’effacera jamais complètement la blessure que tu as causée, en te laissant emporter par la colère. D’où l’intérêt de se calmer avant de parler. Prendre une pause, aller boire un verre d’eau. Penser à notre trame sonore favorite, celle qui nous motive ou nous relaxe. Et surtout, ne pas oublier la fameuse règle du 48 heures ! On prend le temps de respirer par le nez avant de parler !

 

En revanche, l’intelligence émotionnelle nous rappelle qu’il est important de ne pas garder l’émotion en soi. Une fois calmé, on parle ! «  Ce que tu fuis te suit, ce à quoi tu fais face s’efface. ». Autrement dit, le fait de passer à l’action et d’exprimer ce que l’on a ressenti est souvent beaucoup moins effrayant qu’il n’y paraît. En parlant, il est bien sûr suggéré d’utiliser le « je » plutôt que le « tu ». Par exemple : « je me sens dévalorisée et stupide lorsque tu me parles de façon trop brutale. ». Plutôt que : « ta communication est inadéquate et très maladroite ». N’oublions pas que l’être humain a un petit côté primitif : s’il se sent accusé, il attaque à son tour ! Donc, plutôt que d’accuser, essayons de nous mettre à la place de l’autre et de nous syntoniser sur la même fréquence radio que lui !

 

Nous sommes souvent tellement envahis par nos émotions que nous créons des scénarios catastrophes (vous savez, les petits hamsters dans la tête !) Il est donc important de déceler les pensées automatiques, qui faussent notre perception de la réalité. Les pensées automatiques ont tendance à être irrationnelles et créent des généralités qui correspondent rarement à la réalité. Du style : « mon patron s’énerve TOUJOURS contre moi, il ne reconnaît JAMAIS mon travail ». Nous croyons à ces pensées et nous empirons la situation : «  je suis sûre qu’il va me mettre à la porte ». Nous pensons alors à la place de l’autre et faisons des suppositions sans fin, au lieu d’aller vérifier si ce que nous croyons est vrai. Que d’orgueil !

 

Nous devons donc apprendre à ne pas généraliser et à éviter de lire dans les pensées des autres. Apprendre à maîtriser nos émotions et à communiquer sans accuser. Tout un défi ! Mais quelle victoire quand on y arrive. Et n’oublions pas que « 100% des choses qu’on ne tente pas échouent » (Wayne Gretsky)… Alors, allez- y, osez !

 

Certains propos ont été inspirés du livre de H. Weisinger : L’intelligence émotionnelle au travail

 

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