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ARTICLES ET MÉDIAS

Nos problèmes proviennent de notre perception!

20 février 2019| Valérie Spitzer, recruteur et collaboratrice de Jessica Joyal

Voici une idée qui fait réfléchir : Elle nous permet de reprendre la maîtrise de nos vies et d’en assumer pleinement la responsabilité. Inutile de blâmer les autres ou les situations extérieures pour nos problèmes, nous sommes les seuls maîtres à bord! En effet, en changeant notre perception ainsi que nos croyances souvent erronées, nous changeons la situation ou tout du moins nous ne la percevons plus du tout de la même façon. Par exemple, pour certains, un licenciement représentera un échec cuisant et pour d’autres, il s’agira d’une merveilleuse opportunité de se réaliser et de trouver un nouvel emploi plus satisfaisant. Là encore, question de perception.

 

L’habit ne fait pas le moine!

Il n’est pas rare d’avoir des idées préconçues sur les personnes que nous rencontrons. Très rapidement, on se permet de jauger nos interlocuteurs selon leur apparence, leur beauté, leur façon de s’habiller et pourtant, l’habit ne fait pas le moine! Dale Carnegie écrivait : « On n’a pas la chance de faire deux fois une bonne première impression »! Et pourtant, la première impression n’est pas toujours bonne et on devrait apprendre à voir au-delà des apparences.

 

Un exemple récent : Lors d’une entrevue, le recruteur rencontre un candidat pour un poste de professionnel de premier niveau. Celui-ci se présente à l’entrevue et, bien honnêtement, il n’inspire pas vraiment confiance : Les dents noires et cariés, une allure plutôt négligée etc.… La nature ne l’a pas gâtée! Il aurait été si facile d’avoir un jugement hâtif et de se dire qu’il ne ferait pas l’affaire. Finalement, l’entrevue a eu lieu et ce candidat a répondu de façon intelligente et fluide aux questions posées. Il a été recruté et, plusieurs mois plus tard, le bilan est positif : Il correspond pleinement aux attentes de son employeur et il donne pleine satisfaction.

 

Lors d’un recrutement, il est essentiel de mettre de côté nos préjugés car nos croyances erronées et nos jugements hâtifs peuvent facilement nous faire passer à côté de la perle rare. En choisissant un métier lié aux ressources humaines, vous devez donc apprendre à être le plus impartial possible.

 

Quoiqu’il arrive dans votre vie, n’en faites pas une affaire personnelle.

Ceci est une maxime tirée d’enseignements de chamans mexicains, qui peut beaucoup nous aider sur le plan professionnel. Ainsi, elle peut nous mettre de prendre le recul nécessaire face à des situations difficiles ou des paroles blessantes proférées par nos collègues, nos employés ou nos supérieurs hiérarchiques. Si quelqu’un vous dit que vous êtes incompétent, trop stressé, trop lent etc. ses paroles ne sont que le reflet de ses propres croyances et cela ne correspond pas nécessairement à la réalité. Certes, il est bon de savoir se remettre en question et de chercher à s’améliorer mais parfois la remarque n’a tout simplement pas lieu d’être. C’est vous-mêmes, en donnant votre attention à ce que la personne dit de vous, qui vous empoisonnez et vous faites du mal inutilement.

 

Vos opinions n’affectent pas ma valeur personnelle

Les opinions des autres n’ont souvent rien à voir avec vous car chacun va regarder l’autre avec ses propres lunettes. Notre perception est donc différente selon chacun. L’auteur Miguel Ruiz dans son livre les quatre accords toltèques s’exprime : « Peu importe ce que les gens pensent de moi, je n’en fais jamais une affaire personnelle. Si vous êtes heureux, vous aurez tendance à me dire des choses positives et l’inverse est vrai également. Sachant cela et reconnaissant ma valeur, je n’accorde plus de poids à ce que l’on pense de moi ».

 

Quelques exemples d’hommes célèbres…

Voici quelques exemples d’hommes qui ont réussi, justement parce qu’ils n’ont pas tenu compte des opinions personnelles de chacun. Stephen King a été refusé trente fois par des éditeurs qui trouvaient ses livres sans valeur, avant d’être enfin accepté. Walt Disney a été renvoyé de son emploi dans un journal car ses supérieurs trouvaient qu’il manquait d’imagination et de créativité! Les professeurs de Thomas Edison considéraient qu’il était un hyperactif trop bête pour apprendre quoi que ce soit!

 

Ces réussites démontrent à quel point ces hommes n’étaient pas influencés par la perception des autres et, plus encore, ils ont choisi d’avoir une perception positive de chaque situation qu’ils vivaient.

 

Ne faites pas de suppositions!

La plupart de nos problèmes viennent donc d’une perception faussée, elle-même liée au fait que nous faisons tout le temps des suppositions, surtout dans le cadre de nos relations. Une collègue est de mauvaise humeur et me crie après ? Je suppose qu’elle m’en veut et cela nuit bien sûr à mon bien-être au travail. Peut-être s’est elle tout simplement fâchée après son conjoint la veille et elle cherche à se défouler sur quelqu’un. Il se trouve que je me trouvais à proximité!

 

Posez des questions, allez vérifier!

Le meilleur moyen pour arrêter de faire des suppositions est effectivement de poser des questions et d’avoir une communication claire. Nous supposons que les autres sont sensés comprendre ce que nous sommes, ce que nous voulons mais c’est faux et il vaut donc mieux toujours aller vérifier afin d’éviter les idées fausses. Un employé demande à partir plus tôt ou prend des jours de congé imprévus… Vous supposez qu’il cherche du travail ailleurs et passe des entrevues. Le lien de confiance se brise alors que vous n’avez même pas vérifié auprès de lui. Le mieux est de poser la question directement. Peut-être la personne a des problèmes de santé dont elle ne veut pas parler et elle a rendez-vous chez le médecin.

 

Faire des suppositions est le moyen le plus sûr de se créer et de s’attirer des problèmes alors qu’il suffit souvent d’un peu de courage pour poser la question qui va nous donner l’heure juste. Par exemple, vous n’osez pas demander d’augmentation de salaire car vous supposez que votre patron va refuser ou vous supposez que l’entreprise n’est pas rentable. Là encore, allez vérifier! La pire réponse qu’on puisse vous donner est « Non ». Pas si pire que cela, après tout!

 

S’éviter des inquiétudes inutiles.

Vous supposez que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va faire faillite car les salaires sont parfois payés avec du retard et les créanciers appellent souvent ? De ce fait, vous êtes déjà en train de chercher du travail ailleurs ? Là encore, plutôt que de supposer, demander à rencontrer votre patron et posez lui directement la question. Peut-être avez-vous raison mais il est possible aussi que la situation soit nettement moins alarmante que ce que vous imaginez et vous vous éviterez ainsi bien des inquiétudes. Vous supposez que votre entrevue de recrutement s’est mal passée car vous n’avez pas de nouvelle ? Peut-être le recruteur est en vacances ou tout simplement débordé. Le mieux est donc d’appeler pour faire un suivi.

 

Une légende intéressante…

Un vieil Indien Cherokee racontait la vie à ses petits-enfants…

Il leur dit : « Je ressens un grand tourment. Dans mon âme, se joue présentement une grande bataille. Deux loups se confrontent. Un des loups est méchant, il représente la peur, la colère, l’envie, l’apitoiement, la culpabilité, le mensonge, les ressentiments etc. L’autre est bon, il est la joie, la paix, l’amour, la compassion etc. La même bataille se joue en chacun de nous ». Un des enfants demande : « Grand papa, quel est le loup qui va gagner » ? Ce dernier répond simplement : «  Celui que tu nourris ».

 

Changer de perception, c’est choisir le loup que vous désirez nourrir et ce, à chaque instant! Le bonheur, tout comme la souffrance est un choix et celui-ci dépend de notre perception face aux situations. Qui décidez-vous de nourrir aujourd’hui ?

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